
La Banque de France a récemment lancé une enquête administrative concernant l’un de ses cadres, Hervé Gonsard, directeur général des services à l’économie et du réseau. Cette décision fait suite à une alerte de la CGT, qui dénonce l’activité du cadre sur LinkedIn. Le syndicat accuse Hervé Gonsard d’avoir «aimé» publiquement des publications de personnalités politiques d’extrême droite, ce qui, selon la CGT, promeut des contenus jugés «racistes, sexistes, ou promouvant l’idée d’une guerre de civilisation».
La direction de la Banque de France a jugé ces actions contraires au «devoir de réserve et à la neutralité» que doivent observer tous ses agents. Elle a précisé que l’enquête ne visait pas les opinions privées du cadre, mais leur expression publique sur un réseau social professionnel. La banque insiste sur son rôle de service à tous les Français et son engagement à exercer ses missions en toute indépendance politique.
La CGT a montré des captures d’écran de posts «aimés» ou «adorés» par Hervé Gonsard, incluant des publications de Sarah Knafo, candidate Reconquête, et de Rémy Berthonneau, député RN. Le syndicat estime que de tels agissements représentent «presque une faute professionnelle et de la déloyauté», en raison du contenu «anti-européen et anti-fonctionnaires» apparenté au compte du cadre.
Pour l’heure, aucune sanction immédiate n’a été prise à l’encontre d’Hervé Gonsard, qui reste en poste. La Banque de France attend les conclusions de l’enquête pour décider des mesures à prendre. Depuis l’alerte, les réactions incriminées sur LinkedIn ont disparu. L’institution a également rappelé à l’ensemble de ses salariés les règles déontologiques, qui stipulent que les agents doivent exercer leurs fonctions avec neutralité et s’abstenir de faire état d’opinions politiques, philosophiques ou religieuses dans l’exercice de leurs fonctions.






