
Un incendie important a éclaté dans un dépôt pétrolier de la ville de Penza, en Russie occidentale, tôt vendredi matin, suite à une attaque de drone. Le gouverneur de la région, Oleg Melnichenko, a confirmé l’incident, précisant qu’il n’y avait pas eu de victimes. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent une impressionnante colonne de flammes s’élevant du site, situé dans la banlieue est de Penza, à 618 kilomètres de la ligne de front ukrainienne. L’Ukraine n’a pas encore commenté l’attaque.
Le ministère russe de la Défense a rapporté que sa défense aérienne avait intercepté au moins douze drones ukrainiens durant la nuit, dont un au-dessus de la région de Penza. Ces attaques, menées par des drones ukrainiens relativement peu coûteux, ont déjà causé des milliards de dollars de dommages aux installations pétrolières et gazières russes. Kiev justifie ces actions comme une riposte légitime aux frappes russes continues contre son propre système énergétique, alors que le conflit approche de sa quatrième année.
Les bombardements russes ont gravement affecté le réseau énergétique ukrainien ces dernières semaines, laissant des milliers de personnes sans chauffage ni électricité face à des températures négatives. Pendant ce temps, l’économie russe est confrontée à des défis croissants. L’année 2026 devrait accentuer les limites du modèle économique actuel, avec une croissance quasi nulle et une inflation persistante.
Pour financer ses dépenses militaires, le gouvernement russe a annoncé une augmentation de la TVA de 20 à 22%. Cette mesure, bien que destinée à soutenir l’effort de guerre, risque de freiner considérablement la consommation privée et d’étouffer les petites entreprises. La concentration du pouvoir économique entre les mains de l’État et des grandes industries de défense pourrait entraver l’innovation et creuser le fossé entre les régions russes, certaines provinces reculées évoquant déjà des difficultés de survie.






