
Le groupe d’informatique Atos se retrouve de nouveau dans le viseur de la justice. Suite à un complément de plainte déposé par le fonds d’investissement Alix AM, le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête pour des faits de possible abus de biens sociaux et de diffusion d’informations trompeuses. Cette nouvelle investigation s’inscrit dans le prolongement d’une première plainte de 2023, également émise par Alix AM, concernant des soupçons de corruption privée liés à la scission d’Atos en deux entités distinctes : Eviden et Tech Foundations.
Selon les révélations du journal Le Monde, l’enquête a été élargie pour inclure des allégations d’abus de biens sociaux et de diffusion d’informations trompeuses aux marchés. Ces faits concerneraient d’anciens dirigeants d’Atos et s’étendraient sur la période allant de 2022 à 2024. La justice s’intéresse particulièrement aux sommes importantes dépensées par Atos auprès de divers cabinets de conseils tels que McKinsey, d’audits comme EY, et d’avocats, dont Darrois, Rothschild et Baker McKenzie.
Plusieurs médias, dont Le Figaro, avaient déjà mis en lumière début 2025 le montant colossal de ces factures. Il a été rapporté qu’Atos aurait dépensé environ un milliard d’euros depuis 2019, dont plusieurs centaines de millions d’euros sur la période récente. Ces frais, jugés exorbitants par le fonds Alix AM, sont désormais au cœur des préoccupations du Parquet national financier. L’enquête devra déterminer si ces dépenses ont été effectuées dans l’intérêt de la société ou si elles constituent un abus de biens sociaux de la part des dirigeants de l’époque, ainsi que la véracité des informations communiquées aux marchés financiers.






