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La réforme du calcul des aides au logement (APL), entrée en vigueur en janvier 2021, est notée 7/10 par l'iFRAP. Elle base les aides sur les revenus en temps réel, impactant 6 millions de personnes.

La réforme du calcul des aides au logement, entrée en vigueur le 1er janvier 2021 après plusieurs reports, est saluée par le think-tank libéral iFRAP, qui lui attribue la note de 7/10 dans le cadre de son « Macronomètre » au Figaro. Initialement prévue pour 2018, cette refonte visait à baser les APL, ALS et ALF sur les revenus « en temps réel », une mesure censée garantir une plus grande équité.

Le principal objectif de cette réforme est de calculer les aides sur la base des douze derniers mois de revenus, avec une actualisation trimestrielle. Auparavant, les calculs se fondaient sur les revenus N-2, ce qui pouvait créer un décalage important avec la situation financière actuelle des bénéficiaires. Désormais, les revenus pris en compte seront mis à jour tous les trois mois, permettant aux aides de mieux correspondre à l’évolution des ressources des ménages.

Cette nouvelle méthode impacte environ 6 millions de personnes, soit plus de la moitié des allocataires. Par exemple, un célibataire dont les revenus augmentent verra ses APL diminuer progressivement, tandis qu’un salarié en période de chômage partiel pourra bénéficier d’une augmentation de ses allocations. Les étudiants sont également concernés, avec un forfait de prise en compte des revenus. Ceux ayant un emploi depuis plus de deux ans ne devraient pas voir leur APL baisser, voire l’augmenter, contrairement à ceux ayant commencé un emploi plus récemment, qui pourraient constater une diminution.

Si le gouvernement prévoyait initialement une économie de 1,2 milliard d’euros, la crise économique et le recours au chômage partiel ont révisé cette estimation à la baisse, tablant désormais sur 500 à 700 millions d’euros d’économies. Cette réforme constitue également un premier pas vers la mise en place d’une allocation unique qui pourrait, à terme, fusionner le RSA, la prime d’activité et les APL. L’iFRAP y voit un moyen de réduire les coûts de gestion et de distribution des aides sociales, tout en les plafonnant et en les rendant potentiellement imposables, justifiant ainsi sa note favorable.