
Amine Kessaci, figure emblématique de la lutte contre le narcotrafic et candidat aux municipales sur la liste de Benoît Payan, a accordé un entretien exclusif au Figaro, trois mois après l’assassinat de son frère Mehdi et six mois après avoir été placé sous protection policière. Il y dépeint un quotidien marqué par la douleur et une conscience aigüe du danger.
Le jeune homme de 22 ans, dont le grand frère Brahim avait également péri dans un règlement de comptes lié au narcotrafic en 2020, exprime un profond désarroi face à la perte de ses deux frères. « J’ai 22 ans et deux frères sous terre. » confie-t-il, évoquant l’image persistante de la dépouille de Mehdi. Malgré une apparence de force et de sourire en journée, la nuit révèle une solitude et une culpabilité insupportables. Le militant n’accepte pas cette réalité qui le condamne à un deuil perpétuel et à vivre avec le poids d’une culpabilité dévorante, se demandant si la balle n’aurait pas dû le toucher lui plutôt que son frère.
Cet entretien met en lumière la dure réalité des personnalités engagées contre le narcotrafic à Marseille, une situation où la vie de ces militants ne tient qu’à un fil. L’engagement d’Amine Kessaci, bien que lourd de conséquences personnelles, souligne l’urgence de la lutte contre ce fléau qui gangrène certaines parties de la France, rappelant les parallèles parfois faits avec des pays comme le Mexique. Sa détermination, malgré les drames vécus, en fait une voix importante et courageuse dans ce combat essentiel pour la société.






