
La question de l’aide humanitaire à Gaza prend une nouvelle tournure, alors que des militants pro-israéliens s’interrogent sur la distribution de cette aide. Noa Cochva, Miss Israël 2021, s’est rendue au point de passage de Kerem Shalom pour documenter des palettes de biens de première nécessité. Vêtue d’un casque et d’un gilet pare-balles, elle a filmé des camions chargés d’huile, de farine, de sucre et de fauteuils roulants, déclarant qu’Israël aurait livré « plus de 10 000 camions remplis d’aide humanitaire » et « 5 000 tonnes de lait maternisé » depuis mai, mais que l’ONU ne les aurait jamais récupérés.
Devant ses 91 000 abonnés sur Instagram, Noa Cochva interpelle : « Que se passe-t-il ici ? Pourquoi l’ONU ne récupère-t-elle pas cette aide humanitaire ? Ne veut-elle pas qu’elle parvienne aux civils ? Ou peut-être alimente-t-elle simplement la machine de propagande du Hamas ? » Ces déclarations, coordonnées avec un porte-parole de l’armée israélienne, mettent en lumière des interrogations croissantes sur la gestion de l’aide internationale à Gaza et les obstacles à sa distribution effective aux civils.
Ces allégations soulèvent des questions importantes sur la chaîne d’approvisionnement et la coordination entre les différentes parties prenantes dans une zone de conflit. La situation humanitaire à Gaza reste préoccupante, et la non-récupération présumée de l’aide pourrait avoir des conséquences graves pour les populations civiles. Cet événement met en évidence la complexité de l’acheminement de l’aide dans des contextes géopolitiques tendus, où chaque action peut être interprétée sous le prisme de la propagande et des tensions politiques.