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Le chantier de l'A69 entre Toulouse et Castres fait face à une nouvelle demande de suspension judiciaire par des écologistes, dénonçant une emprise illicite de 51 hectares. La justice tranchera.

Le chantier de l’A69, reliant Toulouse à Castres, est à nouveau au cœur d’une intense bataille judiciaire. Après une première suspension en février 2025 et une relance en décembre par la cour administrative d’appel de Toulouse, les travaux pourraient être interrompus une nouvelle fois. Des militants écologistes demandent l’arrêt du chantier, dénonçant une emprise illicite de 51 hectares.

Les opposants à l’A69 fondent désormais leurs espoirs sur la décision d’un juge des libertés et de la détention (JLD), saisi via une procédure d’urgence : un référé pénal environnemental. Cette démarche fait suite à un travail de terrain mené par des associations depuis le début des travaux en 2023, visant à faire barrage au tracé de l’autoroute. Elles ont notamment relevé des dépassements des zones autorisées par le concessionnaire.

Le projet de l’A69, long de 53 kilomètres, est contesté pour son impact environnemental et son « gain dérisoire de 20 minutes » de trajet. Les détracteurs soulignent la destruction de 300 hectares de terres agricoles et l’atteinte aux espèces protégées. En mars 2025, le tribunal administratif de Toulouse avait annulé l’autorisation environnementale du projet, estimant que l’enclavement du bassin de Castres n’était pas suffisamment caractérisé pour justifier les atteintes à la biodiversité.

Malgré les recours et les mobilisations citoyennes, l’État a interjeté appel de cette décision et demandé le sursis à exécution pour permettre la reprise rapide des travaux. Les partisans de l’autoroute, incluant l’État et des élus locaux, mettent en avant l’investissement déjà réalisé de 300 millions d’euros, soit 65% du budget total. La décision du JLD ce lundi sera donc cruciale pour l’avenir de ce chantier controversé.