Russia-Ukraine-negotiations
Poutine et Witkoff ont eu des discussions « très franches » de près de quatre heures à Moscou, mais la question du Donbass reste un obstacle majeur. Un groupe de travail trilatéral se réunit à Abou Dhabi pour aborder les questions de sécurité, avec peu d'espoir de trêve durable sans accord territorial.

Vladimir Poutine et Steve Witkoff ont eu des discussions « très franches » de près de quatre heures à Moscou, marquant la septième rencontre entre l’envoyé spécial américain et le président russe. Le dialogue, jugé « constructif » par le Kremlin, visait à trouver une solution durable à la crise ukrainienne. Cependant, aucun règlement pérenne ne semble possible sans un accord sur la question territoriale, notamment celle du Donbass.

Suite à cette rencontre nocturne, un « groupe de travail trilatéral » (Russie, États-Unis, Ukraine) a été mis en place pour aborder les questions de sécurité. Cette réunion cruciale se tiendra ce vendredi 23 janvier 2026 à Abou Dhabi, comme l’a confirmé Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin. La délégation russe sera dirigée par le général Igor Kostioukov, un haut responsable de l’état-major. En parallèle, des entretiens sur les investissements sont prévus entre Kirill Dmitriev et Steve Witkoff.

Malgré l’optimisme affiché par M. Witkoff après ses discussions avec les négociateurs ukrainiens à Miami, la question du Donbass reste un point de blocage majeur. Volodymyr Zelensky a d’ailleurs souligné que « la question du Donbass est clé » et qu’elle serait au cœur des discussions à Abou Dhabi. La Russie exige le retrait de l’armée de Kiev des vingt pour cent du territoire oriental ukrainien qu’elle contrôle, ce que l’Ukraine refuse catégoriquement.

Le Kremlin a clairement indiqué que Moscou poursuivrait ses objectifs sur le champ de bataille tant que la question territoriale ne serait pas résolue. Vladimir Poutine continue de temporiser, poursuivant un lent « grignotage » du territoire ukrainien et menant des bombardements intenses sur les infrastructures énergétiques, plongeant les populations dans un hiver rigoureux sans chauffage. La paix semble encore lointaine malgré les efforts diplomatiques.