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Donald Trump a inauguré son Conseil de la paix à Davos, rassemblant 20 dirigeants. Il a affirmé que cette instance, qu'il présidera, œuvrerait à la résolution des conflits mondiaux, en dépit des critiques envers l'ONU. Des pays du Moyen-Orient ont salué l'initiative, tandis que la France et le Royaume-Uni ont refusé d'y adhérer.

Donald Trump a officiellement inauguré son « Conseil de la paix » à Davos, en Suisse, le jeudi 22 janvier, réunissant une vingtaine de dirigeants mondiaux. Le président américain a affirmé que cette nouvelle instance, une fois pleinement opérationnelle, permettrait d’accomplir « à peu près tout ce que nous voulons » sur la scène internationale. Il s’est autoproclamé artisan de la paix et a signé la charte fondatrice de ce Conseil qu’il présidera, visant à résoudre les conflits mondiaux en « coordination » avec les Nations unies, malgré ses critiques passées envers l’ONU.

M. Trump a vanté son rôle dans la fin de huit guerres depuis son retour au pouvoir l’an dernier, regrettant de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix. Il a toutefois souligné que ces succès avaient été obtenus sans l’intervention des Nations unies. L’adhésion au Conseil de la paix requiert un droit d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent, avec une vingtaine de pays ayant déjà signé la charte, incluant des alliés fidèles comme le président argentin Javier Milei et le premier ministre hongrois Viktor Orban. Le Maroc, la Turquie et l’Indonésie figurent également parmi les signataires.

Des pays du Moyen-Orient tels que l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Égypte, la Jordanie, l’Indonésie, le Pakistan, le Qatar et les Émirats arabes unis ont salué la création du Conseil, le voyant comme une « administration transitoire » potentielle pour la bande de Gaza. Donald Trump a également mentionné que Vladimir Poutine avait accepté son invitation, bien que Moscou ait seulement indiqué « étudier » la proposition. En revanche, la France, le Royaume-Uni et l’Espagne ont refusé de joindre l’initiative, citant des doutes sur son champ d’action et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies.

Des annonces importantes ont été faites lors de cet événement, notamment un avertissement au Hamas, qui doit « déposer les armes » sous peine de « leur fin ». Le Conseil, dont Israël est membre, a annoncé la réouverture du point de passage de Rafah « dans les deux sens » la semaine prochaine, sous la supervision d’Ali Shaath, nouvel administrateur de Gaza. Donald Trump a aussi évoqué un plan pour un « nouveau Gaza » incluant un complexe luxueux et a affirmé que l’Iran souhaitait des discussions. Concernant le Groenland, il a annoncé un « cadre d’un futur accord » avec l’OTAN et levé ses menaces douanières et militaires, tout en menaçant de « grosses représailles » si les États européens vendaient des titres de dette américaine.