
Après une matinée marquée par des tensions avec les Européens, Donald Trump a opéré un revirement spectaculaire au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Mercredi 21 janvier, le président américain a annoncé un apaisement concernant la crise du Groenland, une situation qui avait fortement ébranlé l’Alliance atlantique (OTAN).
Depuis son coup de force au Venezuela, le président américain avait exprimé son intention de prendre le contrôle de l’île arctique, qu’elle soit de gré ou de force. Cette offensive menaçait sérieusement les liens transatlantiques et s’accompagnait de la menace d’augmenter les droits de douane sur les importations européennes dès le 1er février. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui avaient envoyé des troupes en mission exploratoire, avaient clairement affiché leur solidarité avec le Danemark face à ces menaces.
Dans l’après-midi à Davos, le ton était agressif. Donald Trump a accusé l’Europe de ne pas être « reconnaissante » envers les États-Unis et a réaffirmé sa volonté d’acquérir le Groenland pour des impératifs de sécurité nationale. Cependant, dans la soirée, la situation a pris une tournure inattendue. Le président américain a annoncé avoir « posé les bases d’un accord » sur le Groenland, sans en dévoiler les contours précis. Ce changement de cap a entraîné l’abandon des menaces de droits de douane pour les pays européens.
Cette annonce a été accueillie avec un certain soulagement par les Européens, bien que la prudence reste de mise. Le Danemark a perçu des « messages positifs » de la part de Trump, notamment la suspension de la guerre commerciale et l’abandon de l’idée d’une attaque militaire. Les dirigeants européens, quant à eux, avaient déjà débattu des relations transatlantiques tendues et s’étaient engagés à soutenir la souveraineté du Groenland. L’unité européenne et les pressions internes aux États-Unis, ainsi que la réaction des marchés boursiers, auraient contribué à infléchir la position de Donald Trump.






