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François Hollande et Raphaël Glucksmann croient en l'émergence d'une gauche réformiste pour 2027, voyant dans la droitisation d'Édouard Philippe une opportunité politique.

L’horizon politique de 2027 se dessine avec la ferme intention d’une partie de la gauche de présenter un candidat réformiste. Malgré les craintes d’une victoire de l’extrême droite, des figures comme François Hollande et Raphaël Glucksmann estiment qu’un candidat incarnant la gauche de gouvernement pourrait l’emporter face à la gauche radicale. Selon l’ancien président, « Un espace s’est ouvert pour la gauche réformiste. On n’est plus dans l’impasse ».

Cette conviction repose sur l’observation d’une droitisation d’Édouard Philippe, contraint, selon eux, de se « radicaliser » pour séduire l’électorat des Républicains, lui-même sous la pression du Rassemblement National. Ce mouvement politique de la part du leader d’Horizons est perçu comme une opportunité pour les socialistes, leur offrant un regain d’« oxygène ».

Pour asseoir la légitimité d’un candidat de centre gauche, plusieurs étapes sont envisagées, la première étant de « torpiller » la primaire qui se prépare. François Hollande, souvent critiqué pour ses stratégies passées, semble ici miser sur une approche pragmatique pour éviter une dispersion des voix. Les discussions en coulisses et les indiscrétions du Figaro Magazine révèlent un positionnement clair en vue de la prochaine élection présidentielle.