
Le ministère de l’Intérieur a révélé une augmentation préoccupante des violences familiales non conjugales en 2024, confirmant une tendance continue depuis 2017. Selon les données du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), un total de 90 000 victimes ont été enregistrées. Parmi elles, 69 900 ont subi des violences physiques et 20 100 des violences sexuelles au sein du cadre familial, hors du couple.
Cette hausse représente une augmentation de 9% sur l’ensemble des violences familiales non conjugales en un an. Plus spécifiquement, les violences physiques ont progressé de 10% et les violences sexuelles de 5%. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où la libération de la parole est plus forte et où l’accueil des victimes par les services de sécurité s’est amélioré, ce qui peut influencer le nombre de signalements.
Les mineurs constituent la majorité des victimes de ces violences intrafamiliales. Ils représentent 75% des cas de violences physiques et une proportion encore plus élevée, 96%, des victimes de violences sexuelles. Les jeunes filles sont particulièrement touchées par les violences sexuelles, formant plus de 80% des victimes à partir de 10 ans. Avant cet âge, les garçons sont également concernés, représentant près d’un quart des victimes (27% chez les moins de 5 ans et 22% entre 5 et 9 ans).
En 2024, 66 600 personnes ont été mises en cause pour ces actes de violence intrafamiliale non conjugale. Une vaste majorité des auteurs sont des hommes (trois quarts) et des majeurs (91%). Ces violences englobent les actes commis par divers membres de la famille, incluant les parents, beaux-parents, la fratrie, les grands-parents, ou d’autres descendants.






