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À Davos, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », une nouvelle organisation internationale qu'il présidera. Initialement axée sur Gaza, cette instance étend ses ambitions mondiales, malgré le refus de certains pays européens.

Lors du Forum Économique Mondial de Davos, Donald Trump a officiellement inauguré son « Conseil de la paix », une organisation qu’il décrit comme l’une des plus importantes jamais créées. Initialement envisagé pour la gestion et la reconstruction de la bande de Gaza suite au cessez-le-feu de septembre, le rôle de cette instance s’est considérablement élargi. Le président des États-Unis a affirmé qu’il en assumerait la présidence, soulignant une initiative internationale entièrement sous son égide. Il a déclaré être « honoré » d’en prendre la tête, une requête qui lui aurait été adressée.

Une quinzaine de dirigeants internationaux étaient présents aux côtés de Donald Trump pour l’occasion. Parmi eux figuraient des personnalités telles que le président argentin Javier Milei, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le président indonésien Prabowo Subianto, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, ainsi que leurs homologues paraguayen Santiago Peña et kazakh Kassym-Jomart Tokaïev. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhan Al-Saoud, était également présent. Après une présentation orchestrée, ces dirigeants ont procédé à la ratification de la Charte du « Conseil de la paix ».

Donald Trump a mis en avant l’attrait universel de ce Conseil, bien que des pays comme la France, le Royaume-Uni et la Norvège aient, à ce stade, refusé d’y adhérer. Le président américain a également abordé la guerre en Ukraine, affirmant qu’elle serait « réglée très prochainement ». Il a dressé un bilan élogieux de son action diplomatique, créditant son administration d’avoir mis fin à huit conflits, dont la paix entre la Thaïlande et le Cambodge, le Rwanda et la République démocratique du Congo, et d’avoir évité une guerre nucléaire entre l’Inde et le Pakistan. Il a aussi mentionné la résolution des conflits entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, la Serbie et le Kosovo, et l’Égypte et l’Éthiopie, ainsi que le rétablissement de la paix au Moyen-Orient via des accords entre Israël et Gaza et Israël et l’Iran, dont il dit avoir « anéanti » les installations nucléaires.

Concernant Gaza, Donald Trump a promis un « plan magnifique » pour une démilitarisation et une gouvernance appropriée, insistant sur la « coopération avec les Nations unies ». Il a également souligné les succès de son administration dans la lutte contre le trafic de drogue, affirmant avoir « quasiment stoppé » les livraisons par voie maritime et terrestre. Il a aussi fait référence à la capture de Nicolas Maduro et à l’ouverture du Venezuela aux compagnies pétrolières, décrivant la situation comme « très bien ».