
Depuis le Forum économique mondial de Davos, en Suisse, Donald Trump a créé la surprise mercredi soir en annonçant qu’il renonçait à appliquer de nouveaux droits de douane contre huit pays européens, dont la France. Cette volte-face fait suite à leur soutien au Danemark dans le différend concernant le Groenland et les États-Unis. L’Europe avait, de son côté, brandi la menace de mesures de rétorsion commerciales, une posture qui a visiblement influencé la décision américaine.
Le président américain avait initialement menacé d’imposer des droits de douane de 10 % sur les importations de ces pays dès le 1er février, avec une possible augmentation à 25 % en juin, si aucune entente n’était trouvée pour l’acquisition du Groenland par les États-Unis. Donald Trump considérait cette île stratégiquement située et riche en minéraux comme cruciale pour la sécurité nationale américaine. Cependant, les objections du Danemark et du Groenland, qui ont affirmé que l’île n’était pas à vendre, ont conduit à une impasse.
Donald Trump a finalement évoqué la conclusion d’un « cadre d’accord » sur le Groenland après une rencontre avec Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN. Bien que les détails de cet accord restent flous, il semblerait qu’il concerne les droits potentiels des États-Unis sur les minéraux du Groenland et l’implication de l’île dans un système de défense antimissile. Cette annonce a été accueillie avec soulagement en Europe.
En France, Patrick Martin, président du Mouvement des entreprises de France (Medef), a salué la réaction ferme de l’Europe face à cette menace. Il a toutefois exprimé ses inquiétudes concernant le budget 2026 du gouvernement français, estimant qu’il allait « à contresens » au vu du contexte géopolitique mondial actuel.






