
La réforme de la politique immobilière de l’État, un projet d’envergure initié par une coalition de responsables de droite et du centre, est sur le point d’aboutir. Menée par le député (Renaissance) de Gironde, Thomas Cazenave, cette initiative vise à moderniser la gestion du vaste et parfois vétuste patrimoine immobilier de l’État. Après un parcours semé d’embûches, incluant des suspensions dues à des événements politiques comme la dissolution de l’Assemblée nationale et une censure du Conseil constitutionnel, le projet est relancé.
Initialement envisagée de longue date et annoncée en 2023, la réforme avait été intégrée au budget 2025 avant d’être jugée inconstitutionnelle. En réponse, Thomas Cazenave a élaboré une proposition de loi spécifique, qui a rallié le soutien de son groupe parlementaire. Ce texte crucial sera débattu à l’Assemblée nationale, d’abord en commission des finances, puis en séance plénière. Fort du soutien gouvernemental et cosignée par 140 députés de la majorité et du Parti socialiste, cette proposition de loi pourrait marquer la fin de la gratuité des locaux pour les administrations.
Thomas Cazenave insiste sur les bénéfices multiples de cette réforme : « C’est une réforme bonne pour l’État, pour l’économie et le climat. J’espère donc qu’elle sera votée par l’Assemblée, puis, rapidement, par le Sénat. » La concrétisation de ce projet symboliserait un pas important vers une gestion plus efficiente et responsable des biens de l’État, avec des implications significatives pour les finances publiques et l’empreinte écologique. Les administrations devraient ainsi s’acquitter de loyers, incitant à une optimisation de l’occupation et à une meilleure valorisation du patrimoine immobilier. Cette réforme s’inscrit dans une démarche globale de rationalisation des dépenses publiques et d’amélioration de l’efficacité administrative. Elle représente un défi politique majeur, mais aussi une opportunité de transformation durable.







