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L'Europe est en proie à l'angoisse face à l'arrivée de Donald Trump au Forum Économique Mondial de Davos, craignant ses actions imprévisibles et les conséquences sur les relations transatlantiques.

Alors que le Forum Économique Mondial de Davos bat son plein, l’Europe se prépare avec une anxiété palpable à l’arrivée de Donald Trump. L’incertitude plane sur les intentions du président américain, dont le discours est très attendu ce mercredi. Certains participants espèrent que la taille de la délégation américaine à Davos témoigne d’une volonté de négocier, tandis que d’autres affichent une prudence accrue face à la tournure des événements.

Alexandre Prot, PDG et cofondateur de Qonto, une licorne française de la finance, exprime son étonnement face aux méthodes de Donald Trump. Il a notamment été choqué par la publication de messages SMS d’Emmanuel Macron par le président américain, soulignant un comportement jugé « dingue » et inédit entre leaders. Pour Prot, il est difficile d’imaginer ce qui pourrait arrêter Donald Trump, considéré comme l’homme le plus puissant du monde.

Cette réaction fait écho aux prévisions d’une dirigeante britannique habituée du sommet, qui avait anticipé que Donald Trump accaparerait l’attention et dominerait les discussions, comme ce fut le cas l’année précédente. Le discours de Trump au Congress Hall s’annonce donc comme le moment clé de ce sommet de Davos. La tension est d’autant plus forte que les relations transatlantiques sont mises à rude épreuve, notamment avec les récentes menaces de tarifs douaniers liées à la question du Groenland. Les dirigeants européens cherchent à désamorcer cette situation et espèrent une solution diplomatique pour éviter une escalade des tensions.

Emmanuel Macron, de son côté, a clairement indiqué que la France et l’Europe ne se plieraient pas « passivement à la loi du plus fort », affirmant préférer « le respect aux intimidateurs et l’État de droit à la brutalité ». Cette déclaration intervient après que Trump a révélé des messages privés de Macron, où ce dernier exprimait son incompréhension concernant les actions de Trump sur le Groenland et proposait une rencontre en marge du G7.