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Le marché immobilier des stations de ski révèle des écarts de prix abyssaux, influencés par l'altitude et la rareté de la neige. Les Alpes du Nord restent les plus chères.

Le marché immobilier des stations alpines présente des contrastes saisissants. Si des chalets dans des lieux emblématiques comme Courchevel ou Val-d’Isère atteignent parfois des sommets, avec 40 000 euros le mètre carré, d’autres massifs peinent à dépasser les 2 000 euros le mètre carré. Charles-Antoine Sialelli, directeur Alpes chez Athena Advisers, témoigne d’une vente récente à Val-d’Isère de 15 appartements pour 38 millions d’euros, destinés à être transformés en de plus grands logements. À l’opposé, au Lioran (Cantal), la majorité des transactions restent sous la barre des 100 000 euros, avec un prix moyen inférieur à 2 000 euros le mètre carré.

L’enquête annuelle de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) révèle que les 364 communes abritant des stations de ski affichent des prix immobiliers plus élevés qu’ailleurs. En octobre 2025, le mètre carré y était de 4 003 euros, contre 2 997 euros sur le reste du territoire. Un facteur clé de cette disparité est l’altitude : plus la station est élevée, plus les prix grimpent, la raréfaction de la neige impactant d’abord les stations basses. Benoît Galy, directeur général de Green Acres, souligne que « Mille neuf cents mètres d’altitude sont le point de bascule. En dessous de ce niveau, les prix restent contenus, et la demande est modérée ».

La Fnaim confirme une augmentation des prix 1,5 fois plus rapide pour les biens situés au-dessus de 1 500 mètres, expliquée par cette même raréfaction de la neige, qui a d’ailleurs conduit à la fermeture de 186 stations de ski françaises depuis les années 1950. En moyenne, les Alpes du Nord sont les plus chères, avec un prix moyen de 5 201 euros le mètre carré, en hausse de 3 % sur un an. Les Alpes du Sud suivent avec 3 157 euros le mètre carré, enregistrant une augmentation de 6,1 %.