
La crise autour du Groenland met le Royaume-Uni dans une position délicate, tiraillé entre ses alliances européennes et sa « relation spéciale » avec les États-Unis. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, doit naviguer avec prudence entre les deux rives de l’Atlantique, alors que les menaces de Donald Trump de surtaxes douanières planent sur les pays européens s’opposant à l’acquisition du Groenland par les États-Unis. Keir Starmer a clairement exprimé sa solidarité avec le Danemark et les Européens, tout en cherchant à éviter un affrontement direct avec Washington.
Le Royaume-Uni, qui a dépêché des soldats sur l’île arctique, s’aligne sur la position européenne en affirmant que l’avenir du Groenland appartient à son peuple et au Danemark. Starmer a qualifié d’« erreur totale » l’utilisation de droits de douane contre des alliés, insistant sur le fait que les alliances doivent être fondées sur le respect et le partenariat, et non sur la pression. Il a appelé à une « discussion calme » pour résoudre la crise, rejetant l’idée d’une guerre commerciale qui ne servirait les intérêts de personne. Cependant, malgré cette prise de position ferme, le Premier ministre britannique exclut des mesures de rétorsion commerciales contre les États-Unis, cherchant à maintenir le dialogue et la coopération transatlantique.
La crise du Groenland a provoqué une intense activité diplomatique en Europe. Les dirigeants européens, y compris le Royaume-Uni, ont réagi aux menaces tarifaires de Donald Trump, le président américain accusant ces pays de « jouer un jeu dangereux » autour du Groenland. Plusieurs milliers de manifestants se sont même rassemblés au Danemark pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump. L’Union européenne envisage des contre-mesures, y compris l’activation d’un instrument anti-coercition. Dans ce contexte, la position du Royaume-Uni est un numéro d’équilibriste, visant à défendre ses valeurs et ses alliances tout en préservant ses relations stratégiques avec les États-Unis.






