Putin-Trump-handshake
Vladimir Poutine aurait manqué une opportunité de partenariat avec Donald Trump en se focalisant sur l'Ukraine, malgré des tentatives de rapprochement entre les deux puissances. La fragilisation d'alliés clés de la Russie pourrait changer la donne stratégique.

Un an après avoir félicité Donald Trump pour son investiture, Vladimir Poutine fait face à un constat d’échec concernant le « deal » que lui proposait le président américain. Obnubilé par une victoire en Ukraine, le chef du Kremlin aurait tergiversé, manquant ainsi une opportunité de rapprochement avec Washington. Cette période contrastait fortement avec le mandat de Joe Biden, marqué par une glaciation des relations russo-américaines centrée sur le conflit ukrainien et un dialogue quasi impossible.

Malgré la réouverture des lignes de communication entre Moscou et Washington, incluant des appels téléphoniques présidentiels et des visites d’envoyés spéciaux, le sommet d’Anchorage du 15 août 2025 a révélé la détermination de Poutine à maintenir son cap face à un président américain cherchant à ramener la paix. Douze mois plus tard, la situation de Moscou semble pourtant délicate. La Russie a enregistré plusieurs revers stratégiques, même s’ils ne sont pas officiellement reconnus. La fragilisation de ses alliés clés, le Venezuela et l’Iran, en pleine trêve du Nouvel An, accentue cette pression, montrant que le temps ne joue pas forcément en faveur du Kremlin.

Certains observateurs, comme Robert Kagan, estiment que la destruction de l’Alliance transatlantique par Trump représente un bouleversement majeur pour Poutine, qui pourrait y voir une opportunité à saisir avant un réarmement européen. D’autres soulignent que l’ADN politique de Trump, sa fascination pour la puissance et son approche des relations internationales comme des rapports de force, le rendaient potentiellement plus sympathique à l’égard de la Russie. Cependant, l’Ukraine reste un point de discorde majeur, avec des propositions de paix incluant des échanges de territoires ou l’abandon de l’adhésion à l’OTAN, des options rejetées par Kiev.

Les analystes suggèrent que la stratégie de Poutine, focalisée sur l’Ukraine, a peut-être occulté l’importance de ce partenariat potentiel avec Trump. La discrétion de Moscou face aux difficultés de ses alliés vénézuélien et iranien témoigne également d’une concentration accrue sur ses propres intérêts stratégiques et militaires, confirmant l’adage que la Russie ne compterait que sur sa flotte et son armée.