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Des affrontements intenses ont éclaté à Rakka entre les troupes de Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS), menaçant un récent cessez-le-feu. La haute représentante de l'UE appelle à la cessation des hostilités.

Des affrontements intenses ont éclaté lundi soir dans la banlieue de Rakka, opposant les forces de Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a fait état de bombardements des positions des FDS par les forces gouvernementales au nord de la ville. Ces hostilités interviennent malgré un appel de la haute représentante de l’Union européenne, Kaja Kallas, à une « cessation immédiate de toutes les activités militaires » en Syrie, soulignant l’importance d’un cessez-le-feu pour éviter une nouvelle spirale de violence.

Ces incidents surviennent peu après un entretien téléphonique entre le président syrien, Ahmed Al-Charaa, et son homologue américain, Donald Trump. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de « garantir les droits et la protection du peuple kurde dans le cadre de l’État syrien », tout en réaffirmant l’importance de préserver l’unité et l’indépendance du territoire syrien, selon un communiqué de la présidence syrienne. Ces discussions visaient à consolider les efforts pour une stabilisation régionale.

Les affrontements menacent un accord de cessez-le-feu annoncé la veille par le président syrien, suite à une progression rapide de ses troupes dans des territoires kurdes au nord et à l’est du pays. Le chef des FDS, Mazloum Abdi, avait confirmé son acceptation de l’accord pour éviter une « guerre civile », acceptant le retrait de ses forces des régions de Deir ez-Zor et de Rakka vers Hassaké. Suite à cet accord, l’armée syrienne s’était déployée dans les zones abandonnées par les forces kurdes.

L’accord, en quatorze points, prévoit notamment l’intégration des FDS et des forces de sécurité kurdes dans les ministères de la défense et de l’intérieur syriens. Il stipule également la remise immédiate au gouvernement des provinces de Deir ez-Zor et Rakka, sous contrôle kurde, ainsi que la prise en charge par Damas des prisonniers de l’État islamique et de leurs familles détenus dans des camps kurdes. L’escalade actuelle met en péril ces avancées diplomatiques.