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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté les grandes lignes du budget 2026, axé sur la protection des travailleurs. Il annonce une hausse de 50 euros de la prime d'activité pour trois millions de ménages et le gel de la fiscalité pour les ménages, dans l'espoir de bâtir un compromis politique.

Face à un blocage budgétaire persistant, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé les grandes lignes du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026, qu’il souhaite axé sur la protection des travailleurs et le consensus politique. Après avoir reconnu l’impossibilité de faire voter le budget dans la procédure habituelle, il mise désormais sur un compromis, notamment avec les socialistes.

Une des mesures phares est la revalorisation de la prime d’activité. Contrairement à une ébauche initiale du gouvernement qui envisageait une réduction de 700 millions d’euros sur ce dispositif, le Premier ministre a annoncé une augmentation moyenne de 50 euros par mois pour plus de trois millions de ménages. Cette hausse ciblera spécifiquement ceux dont les revenus se situent autour du SMIC. Cette décision répond à une demande pressante du Parti Socialiste, avec lequel Sébastien Lecornu cherche à bâtir un accord pour éviter une motion de censure.

En outre, Sébastien Lecornu a promis l’absence d’augmentation directe ou indirecte de la fiscalité des ménages pour le budget 2026. Le barème de l’impôt sur le revenu, initialement prévu pour être gelé, sera finalement indexé sur l’inflation afin d’éviter une augmentation masquée de cet impôt. La niche fiscale des retraités, bénéficiant d’un abattement de 10% sur leurs pensions, sera également maintenue, et aucune mesure ne pèsera sur les allocations des personnes en situation de handicap. Par ailleurs, les repas universitaires à un euro seront généralisés pour tous les étudiants, et un soutien de 400 millions d’euros est prévu pour les bailleurs sociaux afin d’encourager la construction et la rénovation de logements.

Ces annonces visent à établir un budget « meilleur, responsable et rassemblant », tout en maintenant l’objectif de ramener le déficit public à 5% du PIB. Toutefois, le mode d’adoption du texte reste incertain, entre le recours au 49.3 ou à une ordonnance budgétaire, soulignant la complexité du processus législatif actuel.