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Les mythiques Solex et Mobylette, symboles de la mobilité française d'après-guerre, s'apprêtent à renaître grâce à des entrepreneurs passionnés.

Véritables symboles de la mobilité française d’après-guerre, le Solex et la Mobylette s’apprêtent à faire leur grand retour. Ces deux-roues, profondément ancrés dans l’imaginaire collectif, ont révolutionné les déplacements de millions de Français. Des entrepreneurs passionnés misent aujourd’hui sur la nostalgie et l’innovation pour les relancer sur le marché.

Grégory Trebadol, un homme d’affaires convaincu, a racheté la marque Solex pour une somme modique de 600 euros. Il s’enthousiasme pour le potentiel de cette marque iconique, dont la force est régulièrement mise en avant, comme en témoigne une récente publicité de l’horloger Herbelin où le Solex est érigé en symbole de la culture française. Pour Trebadol, la « bicyclette qui roule toute seule », produite à plus de huit millions d’exemplaires, est une partie indissociable de l’histoire familiale de nombreux Français.

Cependant, la résurrection de ces mythes ne se fait pas sans défis. Des tentatives précédentes de Solex électriques ont été critiquées pour leur design éloigné de l’original et leur prix élevé. Les puristes attendent un respect de l’esprit initial, suggérant des adaptations plus fidèles comme l’intégration discrète d’un moteur électrique et d’une batterie dans le cadre existant.

La question de la réglementation se pose également. Certains estiment que ces nouveaux vélos électriques, souvent plus rapides que leurs ancêtres, devraient être soumis à des exigences similaires aux cyclomoteurs traditionnels, comme le BSR et l’assurance. Les entrepreneurs devront donc naviguer entre innovation, respect de l’héritage et conformité aux normes actuelles pour réussir le pari audacieux de faire renaître ces légendes de la route.