
Les partisans d’une candidature commune à gauche pour la présidentielle de 2027, hors de l’influence de Jean-Luc Mélenchon, poussent activement à l’organisation d’une primaire. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate déclarée, se montre optimiste, affirmant que « cette primaire aura lieu » malgré les réticences d’une partie du Parti Socialiste (PS). Elle souligne l’importance de la dernière réunion du bureau national du PS, qu’elle juge décisive pour l’avancement du projet.
Le PS a en effet adopté à l’unanimité un texte crucial. Ce texte prévoit « l’installation d’un comité de préparation de l’élection présidentielle ». Ce comité aura pour mission de « formuler des propositions », incluant la mise en place d’une primaire, dans un délai de deux mois. Ces propositions seront ensuite soumises à la « consultation » des militants socialistes. Marine Tondelier insiste sur le fait que la majorité de ces militants est « unioniste », un élément qu’elle considère favorable à l’organisation d’un tel scrutin.
L’objectif des « unitaires » est de fixer les modalités et le calendrier de cette primaire dès la semaine prochaine. Cette initiative vise à désigner une candidature qui pourrait rassembler les différentes factions de la gauche non mélenchoniste, notamment les Écologistes et certains membres du PS. François Ruffin et Clémentine Autain, tous deux anciens députés La France Insoumise (LFI), ont également manifesté leur intérêt pour cette primaire, renforçant l’idée d’une dynamique en faveur de l’union.
Cependant, le chemin reste semé d’embûches. L’hostilité de certains secteurs du PS et les divisions internes à gauche pourraient freiner le processus. Néanmoins, l’impulsion donnée par les « unitaires » et l’engagement de figures comme Marine Tondelier montrent une volonté claire d’accélérer les discussions et de concrétiser ce projet de primaire, perçu comme essentiel pour une candidature unifiée face aux échéances électorales futures.






