
Des chercheurs français ont mis au point un gel innovant à base d’une molécule extraite d’un ver marin, l’Arenicola marina, pour favoriser la cicatrisation des grands brûlés. Ce traitement expérimental est destiné à certaines victimes de l’incendie tragique de Crans-Montana. Le Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) a commandé ce traitement et devrait le recevoir prochainement pour soigner les patients ayant subi de graves brûlures.
L’Arenicola marina produit une hémoglobine capable de stocker jusqu’à 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine. Le Dr Franck Zal, fondateur du laboratoire biopharmaceutique Hemarina, et son équipe ont intégré cette molécule à un gel. Ce gel est appliqué sur les plaies des grands brûlés pour leur diffuser de fortes doses d’oxygène, un apport ciblé et stable qui stimulerait la cicatrisation.
L’incendie de Crans-Montana, survenu lors du Nouvel An, a causé la mort de nombreuses personnes et blessé gravement plus d’une centaine d’autres, principalement des jeunes. De nombreuses victimes ont souffert de brûlures étendues, souvent sur plus de 60 % de la surface corporelle. Le traitement de ces blessures complexes représente un défi majeur pour le personnel médical. Le CHUV, ainsi que d’autres hôpitaux suisses, se sont mobilisés pour prendre en charge les patients.
Outre ce gel à base d’hémoglobine marine, des recherches avancées sur la culture de peau sont également menées pour aider les victimes. Le Centre de production cellulaire du CHUV cultive de nouveaux tissus pour des greffes à partir des propres cellules des patients, afin de minimiser les risques de rejet. Ces approches innovantes offrent un espoir considérable pour les personnes touchées par ces blessures dévastatrices, en améliorant les perspectives de guérison et en réduisant les séquelles.






