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La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a clairement indiqué que le FLNKS ne doit pas « prendre en otage le territoire » calédonien. Alors que l'avenir de la Nouvelle-Calédonie est en discussion après les violences de 2024, elle exhorte à un consensus rapide pour éviter une paralysie politique jusqu'en 2027.

La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a récemment averti que le Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste (FLNKS) ne pouvait « pas prendre en otage le territoire » de la Nouvelle-Calédonie. Cette déclaration intervient alors qu’Emmanuel Macron a ouvert un sommet crucial sur l’avenir de l’archipel, fortement affecté par une vague de violences en 2024. La ministre, membre du parti Horizons, reçoit des élus calédoniens à Paris, soulignant l’importance de trouver un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie, quatre ans après le dernier référendum sur l’indépendance qui a vu le « non » l’emporter en 2020 avec 53,26 % des voix.

Naïma Moutchou insiste sur le fait qu’« attendre, ce serait prendre le risque que tout soit suspendu jusqu’en 2027 », une situation qui priverait le territoire de visibilité quant à son avenir politique. Elle met en garde la classe politique contre l’inaction, affirmant que le gouvernement n’acceptera « pas de blocage » et que « personne n’a de droit de véto sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie. » Cette position forte vise à encourager un dialogue constructif et à éviter une nouvelle paralysie institutionnelle.

Les émeutes de mai 2024 ont provoqué d’importants dégâts et accentué les tensions. Dans ce contexte, la ministre a réitéré sa volonté de trouver un consensus et de faire avancer le projet de Bougival, un cadre de discussion pour l’avenir institutionnel, même si le FLNKS a exprimé des réserves. Le gouvernement français cherche à élaborer un plan de relance économique et social pour la Nouvelle-Calédonie, tout en assurant la stabilité politique et la sécurité. Naïma Moutchou souligne que sa méthode repose sur l’écoute et la concertation afin de bâtir une relation de confiance et de reconstruction durable pour l’archipel.