
Le président Emmanuel Macron a présenté ses vœux aux armées à la base aérienne d’Istres, un discours marqué par la nécessité d’un réarmement français accéléré face à un monde de plus en plus instable. Il a insisté sur l’idée que « l’histoire ne pardonne ni l’impréparation ni la faiblesse », soulignant l’importance des forces armées comme « assurance-vie » de la nation.
Abordant la situation au Groenland, le chef de l’État a annoncé que les soldats français sur l’île seraient appuyés par des moyens terrestres, aériens et maritimes. Il a également mis en garde contre un « nouveau colonialisme » sans nommer directement les États-Unis, tout en affirmant la « responsabilité particulière » des Européens sur ce territoire autonome danois.
Sur le front iranien, Emmanuel Macron a appelé à la « cessation des attaques terribles » et a dénoncé « une révolution en cours » dans le pays. Concernant l’Ukraine, le président a révélé que la France fournissait désormais « les deux tiers des capacités de renseignement » à Kiev, tout en déplorant le « retard » de la France sur la question des drones. Il a également averti que la Russie était « à portée des tirs » de ses nouveaux missiles, nécessitant une réponse européenne forte.
Pour faire face à ces défis, Emmanuel Macron a demandé un « effort supplémentaire de 36 milliards d’euros pour accélérer notre réarmement », dont 3,5 milliards dès 2026, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire. Il a martelé : « Pour rester libre, il faut être craint ; pour être craint, il faut être puissant », appelant la nation à « consentir des efforts à la mesure de notre rude époque ».






