
À l’instar de plusieurs grandes capitales européennes, Rome instaure une nouvelle limitation de vitesse. Dès ce 15 janvier 2026, la circulation dans son centre historique sera limitée à 30 km/h. Cette mesure vise à réduire les accidents et la pollution, divisant par près de deux la limite précédente de 50 km/h dans les rues emblématiques de la capitale italienne. Eugenio Patane, responsable des transports à Rome, a souligné que ces routes, autrefois conçues pour les voitures, ne correspondent plus à la réalité actuelle de la ville.
Cette initiative romaine suit l’exemple de villes comme Londres, Bruxelles, Paris et Helsinki, qui ont déjà adopté des zones à vitesse réduite pour améliorer la sécurité et la qualité de vie, parfois malgré l’opposition des automobilistes. À Bologne, une mesure similaire mise en place en janvier 2024 a déjà montré des résultats significatifs, avec une baisse de 13% des accidents de la route et une diminution d’environ 50% des décès en un an.
Le maire de Rome, Roberto Gualtieri, s’est engagé depuis son élection en 2021 à réduire l’usage de la voiture et à renforcer la sécurité routière. En novembre dernier, la Cour suprême italienne a d’ailleurs accordé une indemnisation de 10 000 euros à des résidents du périphérique pour l’exposition excessive au bruit et à la pollution. Les autorités locales estiment que cette nouvelle limitation de vitesse contribuera à une réduction de 2 décibels de la pollution sonore dans le cœur de la capitale, améliorant ainsi le bien-être des habitants et des millions de touristes.








