
La situation autour du Groenland s’intensifie, marquée par les ambitions de Donald Trump et la réaction internationale. La Russie a exprimé sa « sérieuse inquiétude » face à l’envoi de troupes de l’OTAN sur l’île, dénonçant une « militarisation accélérée du Nord » sous prétexte d’une menace de Moscou et Pékin. Cette déclaration intervient après une rencontre à la Maison-Blanche entre des responsables danois, groenlandais et américains, où un « désaccord fondamental » sur l’avenir du Groenland a été constaté.
Donald Trump a réaffirmé son intérêt pour le Groenland, qu’il juge « vital » pour la sécurité nationale américaine et le projet de « Dôme d’Or ». Malgré les efforts du Danemark pour renforcer sa présence militaire et dialoguer avec l’OTAN, Trump a minimisé ces initiatives, affirmant qu’il ne « suffisait pas de deux traîneaux à chiens » pour défendre le territoire. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a qualifié la volonté américaine de « conquérir » le Groenland et a appelé à une « coopération respectueuse ».
En réponse à cette situation tendue, une mission militaire européenne, baptisée « Arctic Endurance », a été lancée. La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège déploient du personnel militaire sur l’île. Une quinzaine de soldats français, spécialistes de haute montagne, sont déjà présents à Nuuk. Le président Emmanuel Macron a précisé que ces déploiements visent à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité et la surveillance maritime de la région. Un conseil de défense a été convoqué en urgence à l’Élysée pour aborder cette crise, ainsi que la situation en Iran.
L’enjeu du Groenland dépasse sa simple géographie. Sa position stratégique et ses ressources potentielles en font un point névralgique de la géopolitique actuelle. La mobilisation européenne face à la pression américaine est perçue comme un « signe politique fort », démontrant une prise de position rapide de l’Europe dans la défense de ses principes et intérêts.








