
Le nom de Reza Pahlavi, fils de l’ancien chah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi, est de plus en plus scandé au sein des cortèges de manifestants. Exilé depuis la révolution islamique de 1979, il aspire à incarner une alternative crédible à la République islamique actuelle. La vague de contestation qui a débuté le 28 décembre 2025, initiée par des commerçants révoltés par la vie chère, s’est transformée en le mouvement le plus significatif depuis la fondation de la République islamique en 1979.
Le régime de Mohammad Reza Pahlavi, qui a régné de 1941 à 1979, entretenait des liens étroits avec les États-Unis. Cette période a été marquée par une amitié et une alliance solides entre Washington et Téhéran, faisant de l’Iran l’un des alliés les plus proches des États-Unis dans la région. Reza Pahlavi semble aujourd’hui compter sur un soutien similaire pour s’imposer dans un pays qu’il a quitté depuis des décennies.
Les manifestations actuelles, déclenchées par l’inflation, la hausse des prix alimentaires et la dépréciation du rial iranien, ont rapidement évolué pour réclamer la fin du régime en place. La répression est d’une ampleur inédite, avec des centaines de morts et de blessés rapportés. Le service « Vidéos verticales » du Monde, à travers sa série « Comprendre en trois minutes », vise à contextualiser ces événements majeurs et à rendre l’actualité accessible à tous, notamment via les plateformes comme TikTok, Snapchat, Instagram et Facebook.
Reza Pahlavi se présente comme le « garant d’une transition nationale vers la démocratie » et milite pour un référendum afin que le peuple iranien choisisse la nature de son futur régime. Il a également appelé la population et les forces de sécurité à se soulever contre le régime des mollahs. Son nom est particulièrement populaire au sein de la diaspora iranienne, et des slogans en faveur de la monarchie ont été scandés lors des rassemblements en Iran.






