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Les touristes extra-européens se montrent peu contrariés par l'augmentation des tarifs d'entrée des sites culturels français. Cette hausse vise à financer la rénovation du patrimoine national.

Malgré l’augmentation des tarifs d’entrée dans plusieurs sites culturels majeurs en France, les touristes extra-européens continuent d’affluer. Ce mercredi de janvier, des foules de visiteurs, notamment Chinois, Indiens, Japonais, Coréens, Brésiliens et Américains, se pressaient devant des lieux emblématiques comme le Louvre, la Sainte-Chapelle et le Palais Garnier. La majorité d’entre eux ne semble « pas avoir remarqué » cette hausse.

Cette nouvelle politique tarifaire, qui concerne également des sites comme le Château de Versailles et le Château de Chambord, touche spécifiquement les visiteurs venant de pays hors Union Européenne. L’objectif du Ministère de la Culture, porté par Rachida Dati, est de générer des fonds supplémentaires, estimés entre 20 et 30 millions d’euros par an, pour le financement et la rénovation du patrimoine national.

Les augmentations sont significatives : l’entrée au Louvre pour les touristes hors UE est passée à 32 euros, soit une hausse de 45 %. De même, le Château de Chambord coûte désormais 31 euros pour ces visiteurs, soit 10 euros de plus que pour les résidents européens, et le prix du billet pour le Château de Versailles a augmenté de trois euros. Cette différenciation tarifaire est justifiée par le fait que ces voyages représentent souvent une expérience unique pour les touristes lointains, les rendant plus enclins à payer un prix plus élevé.

Bien que cette mesure soit critiquée par certains syndicats au nom de l’« universalisme » des musées, elle n’est pas sans précédent. Des parcs nationaux aux États-Unis appliquent déjà des tarifs plus élevés pour les touristes étrangers. La France, première destination touristique mondiale, adapte ainsi sa politique tarifaire pour assurer la pérennité de son riche patrimoine.