
La maison d’édition Hachette a annoncé le rappel de manuels scolaires de révision du baccalauréat après une vive polémique. Des extraits de ces ouvrages décrivant la mort de « plus de 1200 colons juifs » le 7 octobre 2023, suite aux attaques du Hamas, ont suscité l’indignation générale. Ces lignes ont été jugées « intolérables » et ont provoqué un tollé, notamment de la part de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et du président Emmanuel Macron.
Le président Macron a fermement dénoncé sur son compte X la « falsification des faits » et le « relativisme sur les attentats terroristes et antisémites du Hamas ». Il a souligné que « le révisionnisme n’a pas sa place en République » et a demandé au gouvernement de prendre des mesures. La LICRA s’est également interrogée sur la capacité d’un éditeur de renom à prévenir de telles « dérives confusionnistes et négationnistes », accusant le Hamas d’avoir « ses proxys ».
Face à l’ampleur de la controverse, Hachette Livre a rapidement présenté ses excuses. L’éditeur a reconnu un « contenu erroné » et s’est engagé à retirer tous les exemplaires non vendus, qui seront détruits. La maison d’édition a précisé que la nouvelle édition parascolaire ne sera remise en vente qu’après une relecture et une correction approfondies. Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe Lagardère, propriétaire de Hachette, a personnellement présenté ses excuses, assurant que des procédures seraient mises en place pour éviter de futurs incidents.
Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a indiqué s’être entretenu avec Arnaud Lagardère, soulignant qu’il n’était « pas acceptable que ce texte puisse continuer à servir de support pédagogique à l’éducation des jeunes Français ». Cette affaire met en lumière la sensibilité des contenus historiques et la responsabilité des éditeurs dans la diffusion de l’information, particulièrement dans un contexte scolaire.






