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L'assureur Axa alerte sur l'insuffisance des indemnités pour les victimes de l'incendie de Crans-Montana. Une table ronde est proposée pour trouver des solutions. Une enquête est en cours.

L’assureur français Axa, en charge de la responsabilité civile du bar Le Constellation et de la commune de Crans-Montana, a averti que les indemnités prévues par les contrats ne suffiront pas à couvrir l’ampleur du drame survenu au Nouvel An. Le bilan tragique de l’incendie s’élève à 40 morts et 119 blessés.

Dans un communiqué, Axa a précisé être l’assureur de la commune suisse et du bar Le Constellation pour la responsabilité civile. L’entreprise rappelle que la responsabilité ne sera établie qu’après la conclusion de l’enquête pénale. Cependant, même si le bar et la commune étaient tenus responsables, les sommes d’assurance des contrats standards seraient « loin d’être suffisantes pour prendre en charge tous les dommages financiers subis par les personnes blessées et les familles des défunts ».

Face à cette situation, l’assureur suggère la mise en place d’une « table ronde » sous l’égide de la Confédération. Cette initiative viserait à réunir les représentants des victimes, les pouvoirs publics, ainsi que les assureurs responsabilité civile, choses, accidents et maladie afin de trouver des « solutions simples et viables sur le long terme » pour indemniser les victimes.

Axa a également rappelé que la prise en charge médicale est assurée « indépendamment de la responsabilité », les coûts étant avancés par les assurances. Celles-ci pourront ensuite « exiger des responsables le remboursement (total ou partiel) des frais engagés ». L’assureur a pris contact avec les particuliers et entreprises concernés. Pour les dommages non couverts, comme les « prétentions en réparation du tort moral », les victimes peuvent déposer une demande d’aide en vertu de la loi sur l’aide aux victimes d’infractions.

Pour rappel, une instruction pénale pour « homicide involontaire », « lésions corporelles involontaires » et « incendie involontaire » a été ouverte contre les gérants du bar, Jacques et Jessica Moretti. Jacques Moretti a été placé en détention provisoire.