
Devant la Maison-Blanche, des centaines de membres de la diaspora iranienne aux États-Unis ont brandi dimanche le drapeau de l’ancienne monarchie d’Iran, un étendard vert, blanc et rouge orné du lion et du sabre, symboles du pouvoir et de la royauté. Ce drapeau, banni après la révolution islamique de 1979, était au cœur des revendications de cette foule venue soutenir les manifestations en Iran.
Mohammad Tagian, un vieil Iranien installé à Washington depuis 1975, a exprimé son espoir de rentrer bientôt au pays, convaincu que cette manifestation serait la dernière avant un changement. Il brandissait une pancarte réclamant le retour du prince héritier, Reza Pahlavi, exilé aux États-Unis depuis 1979 avec sa famille. Selon lui, Reza Pahlavi est un homme de valeur, à l’image de son père et de son grand-père.
Cette mobilisation intervient alors que les manifestations en Iran réclament le renversement de la République islamique. La diaspora iranienne aux États-Unis participe activement à ces mouvements de contestation, espérant un retour à l’ancienne monarchie. Certains observateurs soulignent la courte mémoire de l’histoire, rappelant que les États-Unis ont joué un rôle dans la chute du Shah et l’installation de Khomeiny en 1979, soulevant des questions sur une éventuelle solution américaine au chaos actuel.
Le fils aîné du dernier Shah d’Iran, décédé en exil, Reza Pahlavi, est au centre de ces aspirations monarchistes. La diaspora iranienne, par sa mobilisation, cherche à amplifier la voix des manifestants en Iran et à exprimer clairement son désir d’un changement de régime, symbolisé par le retour de la monarchie et de ses valeurs historiques.







