
Les intentions de Donald Trump concernant le Groenland, qu’il souhaite acquérir pour les États-Unis, y compris par la force, ne rencontrent pas l’adhésion de la population américaine. Seulement 28% des Américains soutiennent l’idée d’un achat de ce territoire autonome sous souveraineté danoise. L’option d’une intervention militaire pour en prendre le contrôle est encore moins populaire, recueillant seulement 8% d’opinions favorables. Ces chiffres proviennent de deux sondages menés par Bougonne auprès de 2223 adultes américains et publiés le 7 janvier.
Le président américain a pourtant affirmé qu’il étudiait « activement » l’achat de cette île arctique de plus de deux millions de mètres carrés. Il n’a pas non plus écarté l’éventualité d’une opération militaire. Des déclarations sibyllines faites le 3 janvier laissaient déjà entrevoir ses intentions : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours », avait-il indiqué.
Donald Trump a justifié sa position en arguant que les États-Unis ont « besoin du Groenland » pour leur sécurité nationale. Il a souligné la position stratégique de l’île, « encerclée par les navires russes et chinois ». Cette vision, qui met en avant les enjeux géopolitiques de la région arctique, contraste fortement avec le sentiment de l’opinion publique américaine, y compris au sein de son propre électorat, qui semble peu enclin à soutenir des actions aussi radicales concernant ce territoire danois.







