
L’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro a comparu devant un tribunal de New York, deux jours après sa capture à Caracas par les États-Unis. Il doit répondre à plusieurs chefs d’accusation, notamment de trafic de drogue et de « narcoterrorisme ». Cependant, selon le journaliste Frédéric Saliba, spécialiste du narcotrafic et auteur de « Cartels – Voyage au pays des narcos », Maduro n’est pas le chef d’un cartel de drogue.
Frédéric Saliba souligne que seulement 5 à 10 % de la production mondiale de cocaïne transite par le Venezuela, une proportion bien inférieure à celle de l’Équateur, où 50 à 60 % de la cocaïne européenne passerait. Pour lui, l’ampleur du trafic de drogue ne justifie pas une opération militaire américaine visant à enlever un président en fonction.
Néanmoins, le journaliste nuance son propos en expliquant que la faiblesse institutionnelle et la corruption des militaires au Venezuela attirent les cartels. Il décrit Nicolas Maduro comme un dirigeant qui « magouille avec d’autres généraux » et profite du crime organisé, accumulant une fortune considérable. Le dossier présenté à New York contre Maduro et son épouse, Cilia Flores, semble étayé par des preuves.
Maduro et son épouse ont plaidé non coupables des accusations de trafic de drogue et d’armes. Parmi les accusations figurent la conspiration de narcoterrorisme, la conspiration d’importation de cocaïne et des infractions liées aux armes. L’acte d’accusation allègue également que Maduro aurait eu des liens avec plusieurs groupes de trafic de drogue, y compris des factions rebelles colombiennes et des organisations criminelles mexicaines.







