german-army-soldier
La Bundeswehr est frappée par un nouveau scandale de pratiques néonazies au sein de son régiment parachutiste d'élite, le régiment 26, en pleine campagne de recrutement.

L’armée allemande, la Bundeswehr, est de nouveau secouée par un scandale. Des accusations de pratiques néonazies au sein du régiment parachutiste 26, une unité d’élite basée à Zweibrücken, mettent en lumière des dérives idéologiques préoccupantes. Ces révélations interviennent à un moment délicat, alors que la Bundeswehr a lancé une importante campagne de recrutement. Le régiment 26 est pourtant un pilier des opérations extérieures à haut risque, ayant servi en Afghanistan ou au Soudan, et participant activement aux manœuvres de l’OTAN comme l’exercice « Swift Response ».

Ce nouvel incident rappelle douloureusement un précédent datant de 2020, lorsque le KSK (Kommando Spezialkräfte), l’équivalent allemand des forces spéciales, avait été dissous pour des faits similaires. Selon Thomas Wiegold, journaliste spécialisé dans les questions de défense, ces soldats se considèrent comme faisant partie d’une « caste de guerriers », une élite endurcie. Cette mentalité pourrait, selon lui, favoriser un sentiment d’impunité et des comportements extrémistes au sein de certaines unités. Ce scandale pose de sérieuses questions sur la culture interne de l’armée allemande et sa capacité à éradiquer ces idéologies. L’impact sur l’image de la Bundeswehr et sur ses efforts de recrutement pourrait être significatif.