
Le président Emmanuel Macron a ajusté sa position concernant l’intervention américaine au Venezuela, qui a mené à la capture de Nicolas Maduro. Après une première réaction saluant la chute du « dictateur » sur les réseaux sociaux, sans mentionner la méthode employée, le chef de l’État a précisé, lors du premier Conseil des ministres de l’année 2026, que la méthode utilisée par les États-Unis pour appréhender le président vénézuélien n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France.
Cette clarification intervient après que le message initial de Macron, publié samedi sur la plateforme X, a provoqué de vives réactions et un certain malaise au sein de la classe politique française, y compris dans son propre camp. De nombreux critiques, notamment à gauche, ont reproché au président d’avoir ignoré la violation du droit international et de la charte de l’ONU que représente une telle opération militaire.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a rapporté les propos du président, insistant sur le fait que la France défend « le droit international et la liberté des peuples ». Elle a néanmoins réitéré la conviction de Macron que le départ de Nicolas Maduro est « une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens », qualifiant l’ancien président de « dictateur » ayant « confisqué la liberté de son peuple et volé les élections de 2024 ».
La France soutient également la souveraineté populaire, exprimée selon elle lors des élections de 2024, et estime que si une transition doit avoir lieu, le vainqueur de ce scrutin, Edmundo Gonzalez Urrutia, devrait y jouer un rôle central. Cette position nuancée vise à concilier la condamnation de l’ingérence étrangère et la satisfaction face à la fin d’un régime jugé autoritaire.






