
Dominique de Villepin a exprimé sa satisfaction suite à la correction par Emmanuel Macron de sa position concernant l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro. L’ancien Premier ministre a souligné l’importance cruciale du droit international comme « garde-fou » face aux tentations impérialistes et à la violence.
Emmanuel Macron avait initialement omis de préciser que la méthode employée pour capturer le dirigeant vénézuélien n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France. Cette omission avait été vivement critiquée par Dominique de Villepin, qui y voyait une forme de « soumission ». La clarification apportée par le président français a donc été perçue positivement.
Dominique de Villepin a insisté sur la nécessité pour la France et l’Europe de lancer un avertissement fort aux États-Unis concernant les risques que court la société internationale. Il a rappelé les conséquences désastreuses des choix de violence, citant les exemples de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Libye. Pour lui, « nous avons le pouvoir et le devoir de dire non », faisant écho à la position française lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003.
L’ancien ministre des Affaires étrangères a également critiqué la complaisance de l’Europe vis-à-vis des États-Unis, estimant que « l’Europe n’a pas ouvert les yeux ». Il a mis en garde contre les dérives potentielles, notamment si Donald Trump décidait d’avancer militairement, politiquement ou économiquement au Groenland. Dans ce cas, il faudrait selon lui constater la défaillance de l’alliance et en tirer les conséquences au niveau de l’OTAN et de l’UE, en envisageant des « mesures de rétorsion économique ».
Enfin, Dominique de Villepin a fait le lien entre la « poussée impériale » et la « poussée illibérale et autoritaire », qu’il considère comme deux facettes d’une même problématique. Il a exprimé sa crainte de voir l’offensive menée aux États-Unis contre les universités, la science, la jeunesse, la justice et les médias se propager en Europe, soulignant que « la bataille de la souveraineté européenne n’est pas divisible », englobant les domaines commercial, numérique et de la défense.






