Cuban-special-forces-Venezuela
Le raid américain au Venezuela a révélé la présence massive de gardes du corps cubains auprès de Nicolas Maduro, soulignant une alliance stratégique et fatale entre La Havane et Caracas.

L’opération américaine « Absolute Resolve » menée samedi pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro a mis en lumière un fait frappant : de nombreux gardes du corps cubains figuraient parmi les victimes. Donald Trump a affirmé que de « nombreux Cubains » avaient été tués en « cherchant à protéger » Maduro, ajoutant que « ce n’était pas une bonne idée ». La Havane a confirmé la mort de 32 de ses ressortissants, qualifiant le raid militaire américain d’« attaque criminelle » et précisant que ces soldats avaient « accompli dignement et héroïquement leur devoir ».

Cette présence cubaine n’est pas nouvelle. Depuis le début des années 2000, Cuba a fourni un soutien essentiel au régime vénézuélien, contribuant à consolider son appareil de surveillance et ses mécanismes de « coup-proofing ». Des conseillers cubains auraient joué un rôle déterminant au sein du gouvernement vénézuélien, ayant le dernier mot sur les décisions cruciales. On rapporte que Maduro avait même renforcé sa sécurité avec des dizaines de gardes du corps cubains, spécialement sélectionnés par le ministère de l’Intérieur et le département de la Sécurité d’État de Cuba.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a souligné que Maduro n’était pas protégé par des gardes du corps vénézuéliens, mais bien par des Cubains, ces derniers étant également en charge de l’« intelligence interne » du gouvernement de Maduro. Cette dépendance de Maduro envers la sécurité cubaine reflète une profonde relation symbiotique entre les deux régimes, Cuba ayant longtemps bénéficié du pétrole vénézuélien en échange de son soutien sécuritaire et de ses services de renseignement. La mort de ces gardes du corps cubains lors du raid américain met en lumière les conséquences tragiques de cette alliance stratégique.