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Le Parti Socialiste demande 10 milliards d'euros de recettes supplémentaires, principalement via des hausses d'impôts, pour le budget 2026. Le gouvernement fait face à un Parlement divisé et à la menace d'un 49.3. Le PS exige une taxe sur les grandes fortunes.

Alors que le débat budgétaire pour 2026 reprend à l’Assemblée nationale en janvier, le Parti Socialiste (PS) intensifie sa pression sur le gouvernement. Il réclame pas moins de 10 milliards d’euros de recettes supplémentaires, principalement via des hausses d’impôts, pour le projet de loi de finances (PLF) qui doit être bouclé avant la fin du mois.

Philippe Brun, figure socialiste des discussions budgétaires, a souligné l’ampleur du défi en citant Paul Reynaud : « Si l’on me disait que seul un miracle peut sauver la France, alors je crois au miracle, parce que je crois en la France. » Une déclaration qui illustre la tension entourant l’adoption du budget, après des mois de discussions.

Malgré l’accord trouvé sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en décembre, le Premier ministre et ses ministres font face à un Parlement fragmenté, sans majorité claire. Les oppositions, notamment le Rassemblement National et La France Insoumise, restent fermes contre le PLF. Le PS, quant à lui, a déjà prévenu qu’il ne votera pas le projet de loi de finances, envisageant au mieux l’abstention.

L’exécutif espère éviter l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer le budget, bien que cette option reste sur la table. Le leader du PS, Olivier Faure, a menacé de censurer le Premier ministre en cas de recours au 49.3 sans compromis préalable, insistant sur la nécessité de faire contribuer les plus aisés. Le PS propose notamment une « taxe Zucman » sur les grandes fortunes, afin de trouver entre 15 et 20 milliards d’euros de recettes additionnelles.