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Le tribunal de Paris a condamné dix cyberharceleurs de Brigitte Macron à des peines allant jusqu'à six mois de prison ferme, et plusieurs avec sursis. Ils ont diffusé des rumeurs transphobes et insultantes, portant atteinte à la première dame et son entourage.

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict ce lundi, condamnant dix individus pour le cyberharcèlement de Brigitte Macron. Les peines prononcées vont jusqu’à six mois de prison ferme, tandis que la majorité des prévenus ont écopé de peines avec sursis. Huit personnes ont été condamnées à des peines de quatre à huit mois de prison avec sursis, le tribunal ayant souligné une « volonté de nuire à la plaignante » à travers des « termes malveillants, dégradants et insultants ».

Les prévenus étaient accusés d’avoir diffusé et relayé des insultes et rumeurs en ligne, notamment concernant le genre de Brigitte Macron et son écart d’âge avec le président de la République. La première dame avait déposé plainte en août 2024, affirmant que ces rumeurs avaient eu un « très fort retentissement » sur son entourage et elle-même, ses petits-enfants entendant dire que « leur grand-mère est un homme ».

La peine de six mois de prison ferme a été prononcée à l’encontre d’un des prévenus, en raison de son absence lors de l’audience. Parmi les personnes condamnées figurent des profils variés, allant d’un professeur à un élu local, en passant par une médium. Tous ont contribué à la diffusion de ces allégations diffamatoires sur les réseaux sociaux. Aurélien Poirson-Atlan, également connu sous le pseudonyme « Zoé Sagan », a écopé de huit mois de prison avec sursis. Il avait notamment qualifié l’écart d’âge entre les époux Macron de « crime sexuel ». La médium Amandine Roy, à l’origine d’une vidéo virale en 2021, a été condamnée à six mois de prison avec sursis et à une suspension de ses comptes en ligne pendant six mois.

Ce verdict souligne la détermination de la justice à réprimer le cyberharcèlement et la diffusion de fausses informations, surtout lorsqu’elles portent atteinte à la dignité des personnes et à leur vie privée. Cette décision rappelle l’importance de la responsabilité individuelle sur internet et des conséquences pénales du partage de contenus haineux ou diffamatoires.