
En 2014, la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet pour la mairie de Paris, initialement perçue comme une chance de renouveau, s’est transformée en un véritable chemin de croix. Ancienne ministre sous Nicolas Sarkozy et un temps figure montante de la droite, NKM a vu sa course à l’Hôtel de Ville marquée par une série de polémiques et de revers.
L’un des épisodes les plus mémorables et décriés fut la publication fin janvier 2014 par le magazine VSD d’une photo où elle apparaît, veste en cuir et cigarette à la bouche, aux côtés de trois sans-abri à Paris. Cette image, largement critiquée et tournée en dérision sur les réseaux sociaux, a été perçue comme une opération de communication maladroite. Malgré les dénégations de son équipe, qui a qualifié la scène de rencontre «fortuite» lors d’une maraude, le mal était fait.
Cette séquence s’ajoutait à d’autres initiatives de communication jugées peu naturelles, comme des photos la montrant dans une forêt près d’une harpe ou évoquant des «moments de grâce» dans le métro parisien. Ces tentatives visant à imposer un style et à dynamiser une campagne déjà terne, plombée par des sondages défavorables, n’ont pas eu l’effet escompté.
Malgré être arrivée en tête au premier tour avec 35,8 % des voix contre 34,5 % pour Anne Hidalgo selon les premières estimations, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est retrouvée en mauvaise posture pour conquérir la capitale. Le scrutin parisien, complexe, exige de remporter des arrondissements clés, ce que NKM n’a pas réussi à faire, étant devancée dans des bastions importants. La défaite de NKM aux municipales de 2014 à Paris illustre les défis d’une campagne jugée à la fois «trop à droite pour la gauche et trop à gauche pour la droite», marquant un tournant amer dans sa carrière politique.






