
Les traditionnels vœux présidentiels d’Emmanuel Macron pour 2026 ont semblé cette année relever d’une corvée laborieuse. Le chef de l’État n’a pu cacher que cet exercice, figure imposée, visait peut-être à éviter de nouvelles promesses inconsidérées ou intenables. L’expression « année utile », souvent utilisée par les présidents en fin de mandat pour masquer un essoufflement, a été reprise. Cependant, la nécessité de le dire ouvertement soulève un doute et discrédite la parole politique.
Cette observation est d’autant plus pertinente pour 2026. Après deux années au ralenti, marquées principalement par la réforme des retraites (désormais suspendue), la scène politique française a été le théâtre de nombreux blocages. La dissolution funeste de juin 2024 a enclenché dix-huit mois durant lesquels trois gouvernements successifs peinent à faire voter un budget. Avec une Assemblée nationale dont la composition reste inchangée et alors que la prochaine élection présidentielle oriente déjà toutes les stratégies, il est difficile d’imaginer comment l’action politique pourrait subitement devenir « utile ».
Les internautes et observateurs n’ont pas manqué de réagir. Certains déplorent un « triste bilan » pour un président qui aura notamment inscrit le droit à l’avortement dans la Constitution, promu la PMA et évoqué l’euthanasie. D’autres qualifient la fin de ce quinquennat de « chemin de croix pour les Français ». La contradiction entre le « réarmement démographique » et l’« urgence du droit à choisir le moment de sa mort » a également été pointée du doigt, soulignant une déconnexion entre des enjeux sociétaux distincts.






