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Suite à l'échec de la CMP sur le PLF 2026, le gouvernement recourt à une loi spéciale pour éviter un « shutdown ». Cette mesure, qui reporte les crédits de 2025, soulève des questions sur son coût économique et ses conséquences sur le déficit et les impôts.

L’échec de la commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi de finances (PLF) 2026 a mené le gouvernement à recourir à une loi spéciale, une mesure d’urgence déjà utilisée précédemment. Cette décision, inévitable face à l’impossibilité d’adopter un budget avant le 1er janvier, vise à éviter un « shutdown » à l’américaine et à assurer la continuité de l’État. Concrètement, la loi spéciale est un texte technique qui reporte les crédits de l’année précédente et permet de garantir des fonctions essentielles comme le prélèvement des impôts.

Bercy estime que le recours à cette mesure en début d’année avait déjà coûté 12 milliards d’euros à l’économie française, soulevant des inquiétudes quant aux conséquences économiques de cette nouvelle application. Les répercussions potentielles incluent une pression accrue sur le déficit public, des ajustements de la croissance économique, et des implications directes sur la fiscalité des ménages et des entreprises. Bien que l’adoption de cette loi soit attendue sans encombre, les débats autour de son coût et de son efficacité sont vifs.

Les analystes et les citoyens s’interrogent sur les véritables raisons de ces échecs répétés dans l’adoption du budget et sur les solutions à long terme pour éviter de telles situations d’urgence. Certains commentaires publics expriment une frustration grandissante face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de responsabilité politique et un train de vie de l’État jugé trop élevé. La question de l’optimisation des dépenses publiques et de l’efficacité des institutions est plus que jamais au cœur des préoccupations.

Cette situation souligne la complexité de la gestion budgétaire en France et les défis auxquels le gouvernement est confronté pour concilier les impératifs de continuité de l’État avec les objectifs de maîtrise du déficit et de relance de la croissance. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer l’impact réel de cette loi spéciale sur les finances publiques et pour rassurer les acteurs économiques quant à la stabilité du cadre budgétaire français.