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Une étude de la Fondapol révèle que les Français, notamment les jeunes, privilégient majoritairement les soins palliatifs face à la maladie grave, plutôt que l'euthanasie.

Une étude récente menée par la Fondapol et les Associations familiales catholiques (AFC) révèle une opinion nuancée des Français sur la fin de vie. Contrairement à une idée répandue, les citoyens ne réclament pas majoritairement la légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté. Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et directeur général de la Fondapol, souligne que les sondages simplifient souvent cette question complexe, omettant les alternatives et se focalisant sur la souffrance.

L’enquête met en lumière une préférence marquée pour les soins palliatifs. En effet, face à la maladie grave d’un proche, une majorité des moins de 50 ans (55 %), et plus spécifiquement les 18-35 ans (59 % chez les moins de 35 ans, 57 % chez les 25-34 ans), privilégieraient cette approche plutôt que l’euthanasie. Ces chiffres, qui incluent même une proportion significative chez les 18-24 ans, démontrent une appréhension et une recherche de solutions alternatives à l’aide active à mourir.

L’analyse de Dominique Reynié révèle également des craintes spécifiques chez certaines catégories de la population. Les jeunes générations, les personnes croyantes et une partie des électeurs de gauche expriment davantage d’inquiétudes face à la perspective de l’euthanasie. Cette étude, en approfondissant les termes du débat, offre une vision plus précise des attentes des Français, qui, loin d’être unanimes, s’orientent vers un soutien renforcé aux soins d’accompagnement.

Cette enquête suggère l’importance de considérer toutes les facettes de la loi fin de vie. Les résultats appellent à une discussion plus approfondie, qui intègre la complexité des situations individuelles et la diversité des opinions au sein de la société française. La promotion et l’accès aux soins palliatifs apparaissent comme une attente forte, offrant une réponse humaine et digne face à la maladie et à la fin de vie.