
Face à une série de défis persistants tels que la dette, la crise environnementale et l’insécurité, de nombreux Français expriment un profond sentiment d’impuissance vis-à-vis de l’action politique. Ils estiment que l’État ne parvient plus à répondre efficacement aux enjeux cruciaux de notre époque. Cette perception grandissante d’un échec de la gouvernance alimente un doute croissant quant à l’efficacité de la démocratie elle-même.
Certains citoyens, désabusés par ce qu’ils considèrent comme une « mollesse politique », commencent même à envisager des alternatives plus autoritaires pour redresser le pays. L’idée qu’un homme fort au pouvoir pourrait apporter des solutions rapides et concrètes, quitte à rogner sur les libertés démocratiques, fait son chemin dans l’opinion publique. Ce sentiment est exacerbé par des événements internationaux, comme la réélection de Donald Trump, qui est perçue par certains comme un « électrochoc ».
Des voix s’élèvent pour dénoncer une inertie politique française, où, selon elles, « absolument rien ne change » malgré les alternances au pouvoir. Cette désillusion se manifeste par une impression que les décisions politiques ont un impact minimal, voire négatif, sur le quotidien des citoyens. La radicalité des solutions est de plus en plus évoquée comme la seule voie possible pour sortir de l’impasse actuelle.
Le rôle des institutions, comme le Conseil Constitutionnel qui invalide des lois votées par le Parlement, est également remis en question, alimentant le sentiment que la volonté populaire n’est pas toujours respectée. Ces observations révèlent une profonde crise de confiance et un besoin pressant de réformes pour restaurer la foi des Français en leur système démocratique.







