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Jérôme Guedj, député PS, espère une adoption rapide du budget 2026 avant fin décembre, contredisant Olivier Faure. Il propose des hausses de taxes et s'oppose aux coupes budgétaires.

Le député socialiste Jérôme Guedj a exprimé son optimisme quant à l’adoption du budget de l’État avant le 31 décembre, estimant qu’une loi spéciale début 2026 serait une « perte de temps ». Cette position le distingue du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui anticipe une loi spéciale et la reprise des discussions en début d’année prochaine. Guedj, chef de file de son groupe sur le budget de la Sécurité sociale, souligne l’importance de rechercher un compromis, malgré les divergences au sein de son propre parti.

Le Sénat s’apprête à adopter une version remaniée du budget, que l’Assemblée avait précédemment rejetée. Une commission mixte paritaire est prévue dans l’espoir de trouver un accord. Jérôme Guedj propose d’augmenter les recettes fiscales, notamment en examinant une hausse de la taxe sur les holdings ou en prolongeant la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, qu’il souhaite maintenir à huit milliards d’euros pour 2026, contrairement à la proposition gouvernementale de la diviser par deux.

Côté dépenses, le député s’oppose à la suppression de 4 000 postes dans l’Éducation nationale et aux coupes budgétaires concernant le « fonds vert » pour la transition énergétique. Contrairement à Olivier Faure qui exclut un vote favorable du PS, Jérôme Guedj se dit personnellement ouvert à un vote « pour » en fonction des concessions faites, bien qu’il estime l’abstention comme l’option la plus probable.

Parallèlement, Hervé Marseille, président de l’UDI, a plaidé en faveur de l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour une adoption rapide du budget. Selon lui, le 49.3 simplifierait le processus, à condition que le PS s’abstienne de censurer le gouvernement, permettant ainsi l’adoption du texte sans vote formel en sa faveur.