elderly-couple-walking-park
Une nouvelle étude révolutionnaire de Harvard révèle qu'une activité physique simple comme la marche quotidienne peut ralentir significativement le déclin cognitif lié à l'Alzheimer, offrant un espoir concret face à cette maladie neurodégénérative.

La maladie d’Alzheimer, qui affecte près d’un million de personnes en France, représente un défi majeur en l’absence de traitement curatif. Bien que des médicaments innovants soient en développement, des approches non médicamenteuses offrent des perspectives prometteuses. Parmi celles-ci, l’activité physique se révèle être un facteur essentiel pour la prévention et le ralentissement des premiers stades de la maladie. Une récente étude, publiée dans la revue Nature Medicine, met en lumière les bénéfices insoupçonnés de la marche quotidienne sur le déclin cognitif.

Les chercheurs de Harvard ont mené une étude approfondie, impliquant près de 300 participants âgés de 50 à 90 ans, qui présentaient des marqueurs cérébraux précoces de la maladie d’Alzheimer, mais sans symptômes apparents. Les résultats sont encourageants : marcher entre 3 000 et 5 000 pas par jour pourrait retarder le déclin cognitif de trois ans en moyenne. Ce délai pourrait même atteindre sept ans pour ceux qui effectuent entre 5 000 et 7 500 pas par jour.

Loin des 10 000 pas souvent cités sans fondement scientifique, cette étude suggère qu’un engagement modeste mais régulier dans la marche est suffisant pour observer des effets bénéfiques. Le Dr Wai-Ying Wendy Yau, neurologue à Mass General Brigham et première auteure de l’étude, souligne que même de petites augmentations de l’activité quotidienne peuvent créer des changements durables pour la santé cérébrale.

Les individus sédentaires ont montré une accumulation plus rapide des protéines tau et un déclin cognitif et fonctionnel plus prononcé. En revanche, l’activité physique est associée à un ralentissement de l’accumulation de ces protéines tau, qui sont un indicateur de la progression de la maladie d’Alzheimer. Ces découvertes mettent en évidence l’importance des facteurs liés au mode de vie dans les phases initiales de la maladie.

Ainsi, intégrer une routine de marche, même modérée, dans le quotidien pourrait constituer une stratégie accessible et efficace pour la protection de la santé cérébrale et le retardement des symptômes cognitifs liés à l’âge et à la maladie d’Alzheimer.