Edouard-Philippe-Bruno-Retailleau-politics
Édouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (LR) se positionnent pour la présidentielle 2027. Fragilisés par la crise politique, ils tentent de marquer leur territoire, envisageant même une rupture avec Emmanuel Macron, malgré les divisions à droite sur un éventuel rapprochement.

Dans le paysage politique français en constante effervescence, Édouard Philippe et Bruno Retailleau se positionnent comme des figures clés pour l’élection présidentielle de 2027. Tous deux, fragilisés par la crise politique actuelle et une certaine érosion dans les sondages, tentent de consolider leur base et de marquer leur territoire. Le 17 janvier 2025, ils ont été aperçus ensemble au Havre, lors d’un déplacement sur le narcotrafic, un signe apparent de leur volonté de peser sur le débat public.

Les présidents d’Horizons et des Républicains (LR) ont franchi un cap en évoquant publiquement une possible rupture avec la politique menée par Emmanuel Macron. Cette prise de distance intervient dans un contexte où l’idée d’un rapprochement entre leurs deux formations divise au sein de la droite. D’un côté, Horizons, le parti d’Édouard Philippe, fondé en 2021, se positionne au centre-droit, cherchant à rassembler au-delà des clivages traditionnels.

De l’autre, Les Républicains, sous la présidence de Bruno Retailleau depuis mai 2025, traverse une période complexe, tiraillé entre sa volonté de se démarquer de la majorité présidentielle et les tentations d’alliances plus à droite. Bruno Retailleau a d’ailleurs été ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu I, de septembre 2024 à octobre 2025, mais a exprimé son désaccord sur certaines compositions gouvernementales, refusant de cautionner un Premier ministre de gauche.

La perspective de 2027 pousse ces deux personnalités à manœuvrer avec prudence, chacun cherchant à préserver ses chances. Un sondage Ipsos – CESI de mai 2025 les plaçait en tête parmi les figures potentielles du centre et de la droite, devant Gabriel Attal et Gérald Darmanin. Si l’idée d’un ticket Philippe-Retailleau a pu être évoquée, elle est loin de faire l’unanimité et chacun semble privilégier, pour l’instant, une stratégie individuelle, tout en observant les opportunités d’alliances futures.