Assa-Traore-protest
L'Assemblée nationale a adopté un texte sur la légitime défense des forces de l'ordre dans une ambiance houleuse, marquée par la perturbation d'Assa Traoré.

L’Assemblée nationale a été le théâtre de vives tensions ce mardi lors du vote d’un texte instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre. Le texte, initialement proposé par le député LR Éric Pauget, a obtenu le soutien du gouvernement et a été adopté en première lecture par 313 voix contre 199. Il doit maintenant être examiné par le Sénat.

La séance a été marquée par des incidents, notamment de la part des députés de gauche qui ont dénoncé un « permis de tuer ». Des centaines d’amendements déposés dans une stratégie d’obstruction parlementaire ont été écartés. Le chaos a véritablement éclaté après le vote, lorsque des slogans comme « Pas de justice, pas de paix » ont été scandés depuis les tribunes.

Parmi les militants présents, Assa Traoré a été particulièrement remarquée. Sa présence et son rôle de cheffe de file des manifestants ont été pointés du doigt par plusieurs députés de droite. Le frère d’Assa Traoré, Adama Traoré, est décédé en 2016 après une interpellation. Les gendarmes impliqués ont bénéficié d’un non-lieu confirmé en cassation le 11 février 2026.

Des réactions mitigées ont suivi l’événement. La députée Alexandra Martin a dénoncé une Assemblée transformée en « théâtre d’agitation », accusant Assa Traoré et ses partisans d’avoir « bousculé les huissiers » et de « cracher leur haine du flic ». À l’inverse, le député LFI Thomas Portes a exprimé son « immense soutien » à Assa Traoré, affirmant que « sa place était hier à l’Assemblée nationale ».